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Conférence sur le Prince de Lavau, l’incroyable tombeau d’un prince celte

Conférence : Le Prince de LAVAU
L’incroyable tombeau d’un prince celte

LE 17 janvier 2026 à 15h00
par Valérie DELATTRE, archéo-anthropologue à l’Inrap (Institut national de recherches archéologiques préventives) et chercheure

Inscriptions ouvertes :

Au 01 64 05 63 31 ou contact@amisduvieuxchateau.org

À seulement 1H30 du lieu de sa découverte, plongez au coeur d’une découverte archéologique unique, celle du tombeau du prince de Lavau. 10 ans après Valérie Delattre, spécialiste des rites funéraires et archéo-anthropologue à l’INRAP revient sur cette incroyable trouvaille.

À Lavau, près de Troyes, les archéologues ont mis au jour un tumulus immense, scellant une chambre funéraire de 14 mètres carrés : la tombe de ce riche celte mort au Vème siècle avant notre ère, surnommé « le prince de Lavau », est l’une des découvertes les plus importantes que l’archéologie européenne ait connu ces dernières années. Le défunt, richement paré, repose sur son char et est entouré d’objets luxueux, dont un service de vaisselle composé de magnifiques pièces grecques et étrusques en or et en argent. Qui est ce haut dignitaire ? Les études et analyses déployées pour l’appréhender, marquent un grand pas pour la connaissance d’une civilisation celte à une époque charnière de son histoire.

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Journée de la Fédération

Journée de la Fédération 19 novembre 2025

La journée d’étude de la Fédération s’est tenue le 19 novembre dernier à la Contemporaine de Nanterre. Accueillis sous les hautes voutes de béton de cette institution ouverte en 2021, les représentants des sociétés fédérées ont pu échanger sur les rapports des sociétés d’histoire avec les professionnels du patrimoine. Pour animer le débat, trois interventions ont ponctué la discussion :

Mme Salomé Kintz, responsable de la formation des usagers et de l’action culturelle, a présenté les missions et les objectifs de la Contemporaine qui révèlent une étroite collaboration avec la Société d’histoire de Nanterre, tant pour la collecte de documents et de témoignages que pour leur mise en valeur et leur transmission aux différents publics accueillis, adultes mais plus spécialement les scolaires.

Mme Agnès Bos, déléguée générale du Comité des travaux historiques et scientifiques, a ensuite exposé les missions du CTHS, institution vénérable créée en 1834 pour coordonner et stimuler les sociétés savantes – nous dirions aujourd’hui les sociétés ou associations d’histoire – et assurer une certaine publicité à leur production. Le CTHS permet une liaison entre la recherche locale et le monde universitaire. Il organise un Congrès annuel des sociétés savantes, publie une base de données biographique (la France savante) recensant les milliers d’historiens, érudits locaux amateurs comme grands chercheurs reconnus, qui ont œuvré à la connaissance historique de notre patrie depuis le XIXe s. Il tient également à jour l’annuaire des sociétés savantes du pays.

M. Pierre Chancerel, directeur des Archives départementales des Hauts-de-Seine, et M. Alain Bocquet, de la Société d’Histoire de Nanterre, ont mis en lumière différents projets de recherche et d’exploitation des archives (indexation des registres d’état-civil, collecte et numérisation des bulletins municipaux officiels) qui ont été l’occasion d’une étroite collaboration entre les sociétés du département et les Archives départementales.

Stimuler et accompagner la recherche par une aide méthodologique (recherche dans les inventaires, paléographie, …) et matérielle (subventions, prêt de locaux, aide à la publication), collecter les sources et les mettre en valeur, produire une connaissance historique , transmettre au public le fruit des travaux d’érudition (publications, expositions, visites), intéresser la jeunesse au passé et à l’histoire locale (ateliers pédagogiques, visites guidées, évènements ludiques), encourager les étudiants à s’investir dans des associations d’histoire aux ressources trop méconnues, tels sont les grands enjeux de la collaboration fructueuse qui peut se créer entre nos sociétés et les professionnels du patrimoine.

Après un déjeuner qui a permis de prolonger la discussion, les participants ont bénéficié de la visite guidée de l’Atelier de l’Histoire, exposition permanente de la Contemporaine, puis de l’exposition temporaire Couper, coller, imprimer : le photomontage politique au XXe siècle.

La Contemporaine http://www.lacontemporaine.fr/

Il ne suffisait pas d’une journée pour épuiser un sujet aussi vaste mais les exemples exposés nourriront la réflexion de nos sociétés fédérées et susciteront de nouveaux projets propres à faire vivre l’histoire locale.

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Chroniques de Morigny (1060-1150), un ouvrage présenté par Bernard Gineste

Chroniques de Morigny (1060-1150). Editées, complétées, traduites du latin et annotées par Bernard Gineste. Mémoire de la SHAEH, n°XXVI, 2024

Vers l’an 1060, un noble chevalier du pays d’Etampes installe dans l’un puis dans deux de ses domaines une petite colonie de moines venus de Picardie. Ce petit prieuré devient la génération suivante un monastère indépendant à l’histoire tourmentée, dans un secteur où l’autorité royale elle-même peine à se faire respecter. C’est l’abbaye de la Sainte-Trinité de Morigny.

À partir de 1096, le départ en croisade de nombreux chevaliers parmi les plus rétifs permet à Philippe Ier et à son fils le futur Louis VI de reprendre pied dans le pays d’Etampes. Il rachète au chef des rebelles le fief de Morigny où s’élève le monastère, et il s’appuie sur ses moines pour lutter contre l’influence du clergé local. Ce clergé marié en effet est constitué surtout de fils cadets de chevaliers et de leurs descendants, formant deux collèges de chacun douze chanoines, en qui le roi n’a aucune confiance. Il n’hésite pas à leur enlever la plus grosse paroisse d’Etampes pour la donner aux moines. L’affaire dure une quarantaine d’années d’esclandres continues et parfois pittoresques.

Après les brèves chroniques de Renaud et de Thiou, cette dernière étant malheureusement presque entièrement perdue, vient celle de l’abbé Thomas, qui est une œuvre majeure de la littérature médiévale. Il s’agit avant tout pour qui sait la lire, d’une autobiographie. La chronique suivante, due à son ami d’enfance Garin le Blanc, n’est d’ailleurs en fait, pour l’essentiel, que sa continuation posthume. On y découvre une personnalité parfois irritante, mais toujours attachante. Homme cultivé, intelligent et sensible, arraché à ses chères études par le devoir d’aider ses frères, énergique et fragile, humble et vaniteux à la fois, pieux et ambitieux, cupide non pour lui-même mais pour Dieu, sujet au découragement, il est amené trente années durant à rencontrer le roi ou ses ministres, évêques, archevêques, cardinaux et papes, et nobles de toutes sortes dont certains ne connaissent que le langage de la force. Pendant trente ans, il fera front noblement, face aux complots des uns et aux coups de force des autres, avant d’être brisé par la dépression et de connaître le naufrage d’une vieillesse pleine d’aigreur.

En complément à ces Chroniques, on trouvera une cinquantaine de documents de toutes sortes et de la même époque qui sont autant de tranches de vie de ces moines. Ils nous font connaître leur vie concrète autant que leur préoccupations spirituelles. On y découvre incidemment d’autres personnalités saillantes qui s’étaient formées à Morigny comme Thiou, ensuite abbé de Saint-Crépin de Soissons, et Eudes, plus tard abbé de Saint-Rémi de Reims.

Cet ouvrage de Bernard Gineste est publié par la Société historique et archéologique de l’Essonne et du Hurepoix avec le concours de la Direction régionale des affaires culturelles de l’Île-de-France, ainsi que du Conseil départemental de l’Essonne.

Nb. Texte de la 4e de couverture.

Contact : https://www.sha-essonne-hurepoix.fr/

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